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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 20:37

De quels moyens s'agit-il ? Financiers ou pédagogiques ?

- Financiers : 
Toutes les associations ont reçu et reçoivent toujours des subventions et parfois on leur attribue des locaux ou on les héberge dans des maisons de la culture, centre culturel et autres locaux publics, Les télévisions (et radio publics) privées ou publiques sont ouvertes aux associations ou aux interprètes, l'état organisent toujours de grands festivals (et même internationales), certaines associations ou interprètes sont envoyés à l’étranger pour représenter le pays, il y a eu et il y aura des séminaires, colloques, masters class etc… le tout avec de l’argent public à coup de dinars et de devises.

Pédagogiques : 
La musique andalouse s’apprend à l’oreille. Sa petite théorie incomplète et confuse est facile à maîtriser ; Les anciens chouyoukhs sont la plupart disparus, leurs disciples devenus nouveaux cheikhs, utilisent les mêmes méthodes d’enseignement par l’oralité et parfois sans concertation avec les autres cercles où on enseigne la musique dite andalouse avec ses trois styles ou « écoles ».

Qu’est ce qui empêche les associations à étudier le solfège comme font tous les peuples avancés ou qui avancent ? A étudier l’histoire de la musique, des instruments de musique et sur les grands personnages de la musique ? Tout ça ne demande pas des moyens énormes.

Ne cachons pas le soleil avec un petit tamis : la musique andalouse va mal, ou bien elle a eu un bon essor dans les dernières décennies puis rien de nouveau. On se contente de se vêtir de beaux costumes et de belles robes lourdes d'ornements pour les festivals ou pour les télé, d’apprendre des noubas révisées, retouchées et aussi dénaturées (et oui à la sanaâ on a inséré dans la nouba classique des qadriets, des inqilabats, des aâroubiyates, pour le malouf des valses, des machghlines, d’un nouveau derdj dit « derdj teqil » et d’autres innovations.) Ajouter à ça les retouches sur les touchias et bachrafs, les istikhbarats qui subissent des liftings inspirés de la musique turque ou orientale etc...

Non… il faut un ultime souffle à cette musique. Ce n'est pas les moyens qui font défaut mais de nouvelles visions, de nouvelles perspectives. Ne pas se contenter des maigres acquis des années 70/80. Les moyens ont été donnés mais gaspillés. Avec l’argent dépensés ces deux dernières décennies pour l'animation "culturelle" ont aurait pu construire d’autres instituts supérieurs de la musique (la Tunisie à 5, notre pays a 1 seul), 1 conservatoire avec des annexes pour les Dairas dans les 48 wilayas, on aurait construit une usine des instruments de musique, on aurait donné des bourses pour des étudiants versés dans la musicologie etc… Hafid Mouats.

 

 

http://www.elwatan.com/culture/pour-qu-un-artiste-puisse-creer-il-faut-lui-donner-tous-les-moyens-27-08-2017-351672_113.php

 

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