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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 16:34

 

Ce blog est un pont d’échange entre l’univers et moi. Là où tous les gouvernants et les idéologies ont échoué la technologie du Web, ce formidable outil de communication, cette invention géniale du siècle avait fait avancé le monde vers une démocratisation et un rapprochement palpable entre tous les peuples de la planète.

Sans contraintes, ni préalables, sans aucune utilisation de la force injustifiée et démesurée, on peut exprimer librement des idées qui peuvent changer le monde par la compréhension, la tolérance et surtout le respect et l’amour entre les gens de partout.

Le choc des civilisations, je n’ y crois pas. C’est une invention d’une frange de politiciens qui brandissent opportunément cette formule pour s’ingérer dans les affaires des nations et des peuples. Au nom des idéaux nobles, comme les droit de l’homme, la lutte contre les violences religieuses ou autres, on impose une hégémonie de domination pour les seuls intérêts économiques et stratégiques.

De grandes nations donnent des leçons aux autres, alors qu’elles sont trempées dans toutes les bavures et les manigances, elles doivent changer pour un monde meilleur.

Quant à nous internautes, liés par la grande toile, nous pouvons outrepasser nos appartenances pour dire des choses simples, avec de la musique, du théâtre, de la peinture, de la poésie etc.  

 

 

01- Zeriab, une énigme légendaire.

 

Chers visiteurs à mon blog, je publie  des billets que j'ai nommé "Zeryabiyates" où je m’étalerais sur la vie du légendaire et renommé Zeriab. Nous remontons le temps jusqu'à nos jours afin de cerner ce qui nous reste du legs musical andalous, avec ses diversités à travers le Maghreb arabe où les maures avaient déposé leurs longues traditions musicales. Voici le 1er billet.
Hafid Mouats. Août 2014.

 

zeriabiyats-mouats-hafid.JPG

 

 

01 - Zeriab, une énigme légendaire.

 
Après douze siècles passés, ce personnage légendaire excite toujours la curiosité des chercheurs et mélomanes de la musique arabe et principalement les adeptes de la musique dite andalouse, cet héritage lyrique ou Zeriab avait mis sa pierre et son édifice, déposé sur le littoral Maghrébin par les Maures chassés d'Espagne après la chute de Grenade, dernier émirat musulman. Ces legs musicaux et poétiques ont été aussi ramenés par les musulmans d'Espagne bien avant la chute de Grenade avec le déclin d'autres émirats. Les expulsions ont été poursuivies jusqu'au 17e siècle.

Ici à travers mes billets intitulés « Zeriabiyates », je vais m'étaler et m'intéresser à ce génie puisqu'on lui a attribué tas d'inventions et de prouesses artistiques que leurs échos résonnent jusqu'à nos jours. Pour cela, j'explore avec rigueur toutes les pistes en ma possession, afin de les partager et occasionner de minis débats entre avertis et mélomanes. Je puiserai donc dans mes livres et mes recherches sur la toile du net où on trouve aussi des éléments non négligeables, pour remonter le temps, clarifier des faits et pourquoi pas s'approcher peut-être des vérités afin de rendre mes écrits et les échanges plus ou moins crédibles, voir consistants et agréable à lire.

Il est connu que c'est l'historien El Maqqari qui a le plus consacré et remis en valeur le personnage de Zeriab.
Il lui a redonné une seconde vie après avoir été longtemps oublié au moyen orient des mille et une nuits, son berceau. Pour compléter l'histoire de Zeriab, de son vrai patronyme : Aboul Hacen Ali Ibn Nafaa, Al Maqqari a fait des synthèses et réécrit son histoire passionnante en se basant sur des ouvrages qui avaient narré avant lui l'histoire où le mythe du « merle noir, en arabe Zeriab », du nom de cet oiseau gazouilleur.

Al Maqqari de son vrai nom : Shihab eddine Aboul Abbes Ahmad Ibn Mouhamed Ibn Ahmed Ben Yahiya Al Qouraychi Al Maqqari. Né à Tlemcen en 1591, mort en 1632 au Caire. C'était un Mufti et un historien, il avait vécu à Fès, a séjourné en Syrie et au Caire. Il avait écrit plusieurs livres dont celui où il rédige la biographie de Zeriab. Le livre est intitulé:  «Nafh etib min ghusn al andalous erratib oua dikr 
ouaziriha lissan eddine ibn el khatib » (Exaltation de la douce odeur du rameau vert d'Al andalous et l'histoire du vizir lissan eddine el khatib ).

Al Maqqari pour enrichir la biographie de Zeriab en ajoutant plus de détails sur sa vie et ses œuvres, il avait puisé dans des ouvrages rédigés bien avant lui. Principalement dans l'ouvrage : « El Mouqtabes fi akhbar al andalous », son auteur est Abou Marouane Ibn Hayyan (mort en 1108 après J.C). Il vivait alors à Cordoue entre le 10e et onzième siècle. Et aussi sur ibn Khladoun. Ibn El Hayyan lui-même s'était basé sur au moins deux ouvrages qui restent introuvables pour avoir relaté l'histoire de Zeriab ; il s'agit des livres d'Ahmad Ibn Mohamed Errazi (mort en 944). Ce dernier est mort moins d'un siècle après la mort de Zeriab, supposée en 857 (une polémique en ce moment entre les historiens sur la date de naissance de Zeriab, sa mort, son départ de Baghdad et son arrivée à Cordoue). Il avait aussi puisé sur les chroniques d'un certain El Oumari ( ? ) Quand à Ibn El Hayyan il est mort deux cent cinquante ans après la mort de Zeriab.

Qui est-il donc ce Zeriab qui défraye tant la chronique depuis des siècles ? Ses origines exactes restent une énigme, puisqu'on trouve plusieurs versions. Était - il un Kurde né à Mossoul ? Un esclave affranchi africain de par sa peau presque noire ? Ou un Persan ? Entre autres, ce que je vais développer dans mes billets « Zeriabiyates ».


Ainsi, Al Maqqari le Tlemcenien, lui qui n'est pas un musicien, mais un Mufti (c'est inouï de nos jours), huit cent ans après la mort de Zeriab, il rédigea sa biographie plus détaillée en se basant principalement sur « El Mouqtabes » d'IBn El Hayan, mais bizarrement sans citer le nom de ce dernier. Al Maqqari débute son récit sur Zeriab par : « Il est dit dans El Mouqtabes.... »Contrairement à El Hayyan qui cite ses sources.

El Mouqtabes signifie : réunir les textes de divers auteurs sans y ajouter une appréciation ou une critique. C'est un ouvrage volumineux qui raconte l'histoire de l'Andalousie musulmane et les plus célèbres personnages comme Zeriab.
Enfin, Ibn El Hayyan a aussi collecté des informations sur Zeriab en se basant sur deux livres qui ont disparu, mais évoquer par des auteurs :
1- Kitab akhbar Zeriab ( ?)
2- Kitab el oudaba duCadi Abou El Oualid Al Farabi. (? )

El Mouqtabes a été édité que très récemment en 1999 à Madrid en langue arabe, traduit en 2001 en Castillan. Il était en possession d'un certain Emilio GarciaGomez.

Voilà donc, depuis la biographie rédigée par Al Maqqari au 17e siècle, tous les historiens et musicologues prennent en référence cette narration sur Zeriab.

Zeriab a certainement existé, il y a des écrits, des témoignages de par des poésies et des évocations dans différents ouvrages au Maghreb, en Espagne et très peu au moyen orient.

À suivre mes prochains Zeriabiyates... sur le lien de la page suivante 


Mouats Hafid, août 2014.

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