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Un blog d'échange sur la musique et l'amitié entre les peuples.

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L’EPOPEE DE M'HAMMED OULD EL KOURD. ... Suite et fin, partie 10 . Par Mouats Hafid.

 

Partie 10 et fin : Importantes activités et repères sur la vie et la carrière de M’hammed El Kourd.

La fabuleuse histoire de Mhammed Ould El Kourd, chanteur et musicologue d’Annaba.

L’EPOPEE DE MHAMMED OULD EL KOURD.

 

Mhammed El Kourd et sa ressemblance avec le général US Eisenhower.

 

Lu dans le livre de l’homme de culture Annabi H’sen Derdour.et commenté par Mouats Hafid. 

- A son retour d’Europe vers sa ville natale Annaba,( après la 1ere guerre mondiale) il avait une silhouette semblable à celle des européens, sauf une chéchia calabouche.
- Il était toujours de bonne humeur, aime rire et faire rire.
- … les festivités familiales deviennent rares et peu lucratives. Cette pénurie s’explique par le fait que l’activité des Algériens de plus en plus « étrangler » par un pouvoir colonial tyrannique restreignait toute condition de vie.
- Pour lui et son orchestre, les seules soirées valables sont celles réservées aux juifs. … C’est une clientèle riche, assidue et fidèle. 
- Quand aux fameux cachets en provenance de leurs soirées, M’hammed qui n’a pas la fièvre de l’accaparement, ni l’énergie d’en priver ses partenaires, ils sont distribués en autant de rétributions qu’il y a des exécutants. Sa part a toujours étaient égale à celle de chacun des musiciens. 
- Son orchestre en 1931 se composait des meilleurs instrumentistes du moment. Il y avait notamment :
Cheikh Safane, de son vrai nom Saifi Hsen, violoniste ; Si Mohamed Ben Makrouha, violoniste; Raymond Bramino, un israélite d’origine libyenne, habitant Annaba, violoniste ; Mechichi Mohamed- Salah dit « mon frère », luthiste ; Omar Hamlaoui dit « Hanina », kouitriste (note M. Hafid, à Annaba on n’utilisait pas la kouitra, l’auteur ne donne de précision mais il semble qu’il s’agit du oud el arbi, que les maloufdji le désignaient alors comme « kouitra ») ; Kar ha Bichi, un israelite de Guelma, flûtiste ; les deux cheikhs Bourboueze e Ajib, multi-instrumentistes, violon, luth, flûte; cheikh Samanoune de son vrai nom Zouaoui Said, un vieux maître du Zedjel, rebabi (rebab El Watrine), (note M. Hafid, ainsi, le rabeb à cette époque était encore utilisé à Annaba) ; Si Abdelaziz Miimoune Gou ômr (derbouka) ; Si Mohamed Berrazouène (tar) ; Si Mohamed Boudiba ( nagharetts) ; Si Mohamed Hamzaoui, Chaïd Animateur, drabki, tarrar, père de Hamzaoui Abdelaziz plus tard un héros de la révolution algérienne, tombé au champ d’honneur.

Il y avait aussi parmi les jeunes des éléments de l’ensemble amateur du « Miz’har Elbounni » : 
Samai Mahmoud, ce prodigieux élève de M’hammd El Kourd, un pianiste qui prêtait son concours aux troupes européennes. Allaoua Boukhroufa , chef d’orchestre du Miz’har Elbounni ; Mestiri Mahmoud, violoncelliste, clarinettiste ; Tijani Ahmed, mandoliniste ; Chemla Raymond, violoniste. D’autres amateurs aussi à profession confortable, comme : Si Saddek Largueche, luthiste ; Si Bencharif Hamdane, mouazni, choriste ; Si Saddek, père de Mostefa Beloucif, luthiste ; Si Aberahmane Benyacoub, violoniste. 
Plus tard vers les années 40, l’orchestre de M’hammed El Kourd comptera deux nouveaux éléments : un flûtiste Bennani Mohamed dit « Petit Mohamed » (oncle de Bennani Hamdi), un multi-instrumentiste, son élève Aouchal Hacebe dit « Hacene EL Annabi », et un pianiste en herbe Ali- Tatar H’sen.

- 1939 à 1940, ce sont les années les plus défavorables pour lui et tous les orchestres de la ville. Il s’agit de la seconde guerre mondiale … Bombardement de la ville (Annaba) par les Allemands. Plus question de musique … d’ailleurs deux musiciens de son orchestre sont mort victimes des bombardements : Si Mohamed Bourazouène et SI El Amri Mouezzeni.

- M’hammed El Kourd sosie du général Américain Eisenhower. (résumé , M. Hafid) : C’était au moment de la fin des bombardements que les militaires anglais et les américains (stationnés à Annaba) , ces derniers ayant invité El Kourd pour compléter un orchestre au piano, qu’Ils découvrent alors qu’il a une ressemblance avec leur général, une attraction pour eux, ils l’invitèrent alors à Constantine à leur quartier général. El Kourd avait le même faciès, le même teint, presque la même corpulence. Ce rapport de physionomie est si convainquant de quoi faire paraitre son portrait sur une revue anglo-saxonne à Londres. 
- (Résumé M. Hafid) Lors du drame des massacres du 8 mai 1948, la population avait subi massacre et répression féroce : comme l’interdiction de marcher les mains dans les poches, ou rester figer devant une vitrine, courir à même la rue, rassemblement de plus de 3 personnes etc… Qui donc oserait parler de musique et de malouf. Donc plus d’orchestre, plus de nouba, plus de youyou et éviter tout dépassement qui risquerait d’ameuter le panier à salade (véhicule de police). Les seules moments où ils peuvent jouer de la musique c’était lors des rares sorties à Ras Ehamra , Sidi Hmida, Bouhadid, plutôt des zerda squelettiques, minées par des problèmes de dépenses à éviter. Et là les musiciens ne tiraient le moindre pécule, l’auditoire est souvent constitué de gens modestes vivant au jour le jour. 
- Devant de telles situations de précarité, Mhammed El Kourd à défaut de cachet et d‘attendre un mariage chez les juifs (il ne reçoit plus d’invitation pour les mariages chez les arabes, faute de moyen d’argent), il décide alors de revenir une nouvelle fois en France où l’avait invité la communauté nord-africaine. 
- Sitôt arrivé à Paris … 
A suivre… 
Mouats Hafid, le 13 mai 2015.

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